segunda-feira, 7 de outubro de 2013

PODEREMOS SALVAR O VELHO CALYPSO DE COUSTEAU?


Fotos e texto:Meretmarine.com  

Não é só em Portugal que acontecem atentados ao património maritimo. A França, outrora grande potência maritima também tem os seus momentos de desleixo e de abandono pela sua história. Quem não se lembra do FRANCE? Agora esquecido pelas agruras da burocracia, o velho draga-minas do Capitão Cousteau passa as tormentas não dos mares mas da justiça...
Para melhor elucidar, transcrevo o artigo publicado hoje no site mer et marine em lingua francesa.


Il est de ces bateaux dont le seul nom évoque des souvenirs aux quatre coins de la France. Un vieux dragueur de mines avec une coque en bois qui, pendant des années, a transporté les spectateurs du dimanche soir vers le monde du silence, guidés par le commandant Cousteau, son bonnet rouge, les Mousquemers et Falco, le plus célèbre des plongeurs. Et pourtant, la Calypso se meurt, sous un hangar de Concarneau, suspendue à une procédure judiciaire qui n’en finit pas.
Une longue agonie après 45 ans de carrière. Une fin que les fans, toujours nombreux, ne tolèrent pas. Le 17 septembre, ils ont lancé une pétition ( accessible via la plateforme  www.change.org) réclamant à Aurélie Filippetti , ministre de la Culture, le sauvetage du navire et le classement de ce dernier en patrimoine national. Plus de 3000 personnes l’ont déjà signée et le mouvement gagne les réseaux sociaux. 
Du dragueur de mines au ferry maltais
La Calypso est un mythe. Et pourtant rien ne la prédisposait à cela quand elle est sortie, en 1942, des chantiers Ballard Marine Railways Company de Seattle, au Nord-Est des Etats-Unis. Le dragueur de mines de 43 mètres de long pour 402 tonnes faisait alors partie d’une commande massive effectuée par la Royal Navy, en guerre, aux chantiers américains. Le HMS J-826 rejoint Gibraltar l’année suivante, puis participe activement au débarquement des Alliés en Italie avant de gagner le port de Tarente. Il est retiré du service actif et désarmé en 1946.
Racheté par un armateur, le bateau est rebaptisé Calypso et devient brièvement un ferry entre l’île maltaise de Gozo et le port de La Valette. En 1950, le milliardaire Thomas Loël Guiness, désireux d’acquérir un navire pour le transformer en yacht, repère la Calypso et l’achète. Elle ne deviendra cependant jamais un yacht. Guiness avait rencontré peu de temps auparavant Jacques-Yves Cousteau, un officier de marine français féru de sciences et d’océanographie. Ce dernier cherchait un navire, qu’il ne pouvait évidemment pas se payer, pour le transformer en navire océanographique indépendant.
Un bateau loué un franc par an
Magie des rencontres. Guiness achète le navire, le loue à Cousteau pour un franc symbolique et lui paie même les travaux de transformation. Ceux-ci seront menés aux chantiers d’Antibes en 1951. Ils vont transformer le bateau rustique en navire avant-gardiste en matière de support de plongée, avec notamment un puits de plongée directement percé dans la coque, mais également en navire scientifique avec entre autres une chambre d’observation sous-marine. Les premières campagnes débutent en 1952, la Calypso part en mer Rouge avec un équipage éclectique de marins et de scientifique, le vulcanologue Haroun Tazieff est à bord, pour étudier les fonds marins et leur géologie. Ensuite ce sera une mission archéologique sur une épave devant Marseille puis de la prospection pétrolière au large d’Abu Dhabi. La Calypso passe régulièrement au bassin pour être modifiée et recevoir de nouveaux équipements, dont les fameux sous-marins,  lui permettant une impressionnante polyvalence dans ses missions qui iront, durant ses 45 années de service actif, de la bathymétrie à l’observation des animaux, du chalutage à but scientifique à la recherche sismique.
La collision de Singapour
En 1996 la Calypso revient d’une mission en océan Indien. Elle escale à Singapour où elle sera victime d’une collision avec une barge. Un gros coup pour la vieille coque et pour le vieux commandant Cousteau qui meurt quelques mois plus tard. Le fidèle Falco surveille le renflouage de la Calypso qui regagne Marseille en 1997. Le navire est désarmé, un peu abandonné dans les bassins du port de commerce.  L’année suivante, il est remorqué vers La Rochelle où on envisage de le transformer en musée. Les ennuis commencent : le navire se retrouve au centre d’une bataille entre les héritiers du commandant Cousteau, sa veuve d’un côté et de l'autre son fils, né d'un premier mariage. A la suite d’une longue procédure, la Calypso est attribuée en 2005 à la Cousteau Society, présidée par Francine Cousteau, veuve du commandant.
L’arrivée à Concarneau
Le navire, déjà éprouvé par son accident, a beaucoup vieilli durant ces années au port de la Rochelle. Il a aussi été pillé. De gros travaux sont nécessaires pour le remettre en état. Après avoir envisagé des travaux aux Etats-Unis, l’Equipe Cousteau (nouveau nom de la fondation Cousteau également présidée par Francine Cousteau) décide de faire mener les travaux par le chantier Piriou de Concarneau.
Le navire est convoyé en octobre 2007, les travaux commencent rapidement, la coque est grattée et nettoyée. Les bordés et les membrures en bois sont progressivement remplacés. Le vieux bateau renaît. Et puis tout s’arrête. En octobre 2009, Piriou Naval Services assigne l’Equipe Cousteau pour impayés et réclame 850.000 euros. La riposte ne se fait pas attendre, l’Equipe Cousteau accuse le chantier de malfaçons portant notamment sur le choix du bois. La procédure s’enlise, le bateau reste seul dans son hangar.
 « Si la fondation Cousteau veut le reprendre, elle peut le faire immédiatement »
 Quatre ans plus tard, les signataires de la pétition veulent des réponses. Du côté de Piriou, on veut jouer la carte de l’apaisement. « La procédure est toujours en cours et le litige devra être tranché sur le fond. Mais, en attendant, nous ne retenons pas le bateau en otage. Si la fondation Cousteau veut partir avec, elle le peut. Nous ne sommes pas et ne voulons pas être un facteur bloquant dans un éventuel nouveau projet de travaux de remise en état », explique Pascal Piriou, le patron du chantier.  
 

La fière étrave de la Calypso, dépourvue de son fameux faux-nez, pointe toujours à travers la porte du hangar de Concarneau. La lente agonie n’est pas encore finie.

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