quinta-feira, 15 de setembro de 2011

LA TRANSAT EN EXPOSITION A MARSEILLE

Marseille, exposition « La Transat se construit à Marseille et Port-de-Bouc, les Chantiers et Ateliers de Provence (1899-1966) » et conférence
 
 
Exposition proposée par l'Association French Lines, dans le cadre de Septembre en Mer et des Journées Européennes du Patrimoine.
 
Exposition présentée du 15 au 20 septembre 2011 à la Maison municipale des Associations de l'Estaque Plage
90 plage de l'Estaque, 13 016 MARSEILLE
Ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00, Entrée libre
 
 
 
La Compagnie Générale Transatlantique est créée en 1855. Ses navires, cargos et paquebots, sont construits en Angleterre, en Ecosse, et, depuis 1862, à Saint-Nazaire aux Chantiers de Penhoêt. Son regard est majoritairement tourné vers l'Atlantique, mais en 1880, elle s'installe à Marseille pour la desserte du Maghreb, aux côtés d'autres grandes compagnies marseillaises : Compagnie de Navigation Mixte, Compagnie française de Navigation dite Compagnie Fraissinet... C'est au sein de cette dernière, créée en 1836, que se rencontrent Alfred Fraissinet, président de l'entreprise et petitfils du fondateur, et Jules Charles-Roux qui entre au conseil de surveillance en 1878. Ces deux personnages vont jouer un rôle majeur dans la création d'un nouveau chantier naval en Provence qui s'ajoute à ceux de la Ciotat et de la Seyne.
 
Alfred Fraissinet souhaite maîtriser l'ensemble du processus d'armement d'un navire, de la construction à la gérance. C'est dans cette optique que s'inscrit le projet des Chantiers et Ateliers de Provence qui se situent sur deux sites : l'unité de la Madrague à Marseille et l'unité de Port-de-Bouc. L'action de Fraissinet est soutenue par Jules Charles-Roux. Le poids de ces deux hommes facilite la souscription du capital par les grandes familles marseillaises du négoce et de la banque, faisant de ce projet une entreprise régionale.
Les Chantiers et Ateliers de Provence, dits CAP, sont créés le 25 février 1899 et placés sous la présidence de Jules Charles-Roux.
 
Le premier bateau lancé à Port-de-Bouc, le 26 août 1901, est tout naturellement destiné à la Compagnie Fraissinet, le Marc Fraissinet.
 
La Transat ne fait appel aux Chantiers qu'à partir de 1906, sous l'impulsion de Jules Charles-Roux, devenu président de la compagnie en 1904.
 
A partir de 1906, le rôle de la Transat sera prépondérant puisque les commandes de cette compagnie représentent le quart des bateaux lancés et même 40 % si l'on regarde les tonneaux de jauge brute. La bonne santé des CAP dépendent alors dans une large mesure de la bonne santé et du bon vouloir de la Transat. Pour elle, sont lancés à Port-de-Bouc 1 remorqueur, 30 cargos et 7 paquebots, auxquels on peut ajouter le Ville d'Alger, remis en état après la guerre.
Au total, les Chantiers auront lancé 123 navires marchands, 16 navires de guerre et 13 remorqueurs.
 
La loi sur la construction navale et le retrait, en 1960, du groupe Fraissinet scellent le destin des Chantiers.
La Transat sera fidèle à l'entreprise jusqu'à la fin, passant la dernière commande, le ferry Provence. Le 7 mars 1966, s'élance la dernière oeuvre des Chantiers et Ateliers de Provence.
 

Première d'une série de trois expositions de l'association French Lines sur les chantiers navals de Provence, vus à travers les archives de la Compagnie Générale Transatlantique et de la Compagnie des Messageries Maritimes, elle présente de nombreuses photographies, des plans, des maquettes et un film. En 2012, l'accent sera mis sur les chantiers de la Seyne et 2013, dans le cadre de Marseille, capitale européenne de la culture, nous nous attacherons aux chantiers de la Ciotat.
 
 
 
Conférence le vendredi 16 septembre à 18h30
Bateaux en ville, la construction navale à Port-de-Bouc (1900-1966)
 
par Jean DOMENICHINO, Historien – UMR Telemme
CNRS-Université de Provence
 
L'histoire d'un village de moins de 2 000 habitants, Port-de-Bouc, transformé en profondeur par l'installation au coeur de la cité d'un chantier naval. Au début du XXe siècle, la ville se construit pour et autour les Chantiers et Ateliers de Provence. A travers le travail difficile, les luttes et les fêtes lors des lancements de bateaux, naît une identité collective, une osmose forte et durable entre la ville et les Chantiers.
 

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